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Les OGMs sont-ils dangereux pour la santé, l’étude qui désinforme

Timothée — 5 February 2007

On m’a beaucoup parlé de cette vidéo ces derniers jours. Sur ce blog ou par mails, on m’a incité à la voir, demandé mon avis, fait part de ses impressions. Vous savez de quelle vidéo je parle, bien sûr. Ce reportage (interdit de diffusion diffusé, mais qui d’après un buzz d’une rare violence aurait été censuré, cf. commentaires) disponible sur google videos, et vu par (statistiquement) 1 français sur 100. Après l’avoir regardée plusieurs fois, je n’ai pas résisté à l’envie d’en faire un commentaire ici même.

Much ado about nothing, aurait pu en dire Shakespeare. Ou plutôt non, il faut parler de cette vidéo, tant elle illustre parfaitement ce qui empêche la communication efficace et productive entre science et société civile. Pour permettre au lecteur de se repérer, j’ai joint les minutages des extraits que je commente, sous la forme (minutes:secondes), ainsi que quelques images.

L’introduction fait l’amalgame entre l’OGM en tant qu’objet technique, c’est à dire un organisme dont on a modifié le génome pour lui faire acquérir de nouvelles propriétés, et l’OGM MON863 produit par la firme MONSANTO, dont il est réellement question dans ce reportage. Dès les premières images (0:42), le journaliste superpose des images de la vie quotidienne, comme l’ouverture d’une boite de maïs, à des commentaires sur le danger des OGM. Le mélange entre un risque technologique et des gestes anodins contribue à la création d’un climat d’insécurité. Le tout premier message implicite de ce reportage, sur lequel il repose d’ailleurs entièrement, est que les OGM sont partout, même la ou ne nous les attendons pas. Le climat de peur, la quasi incitation à la paranoïa, est présent avant même que les premiers faits et les premiers éléments d’information ne soient présentés.

La première définition des OGM qui est donnée (1:42) est fausse. Le journaliste nous parle de plante[s] dans [lesquelles] des scientifiques ont introduit un gène venant d’un animal. C’est faux. OGM est un terme générique qui désigne tout organisme ayant subi une modification dirigée par l’homme de son génome. Dans la pratique, les transferts de gènes de plantes vers d’autres plantes sont d’ailleurs bien plus fréquents que les transferts plantes/animaux ou inversement. Pour aller plus loin, les modifications concernent souvent des éléments de gènes, notamment ceux chargés de réguler son expression. Les transferts de gènes ne sont pas la seule manière de créer des OGM. Un exemple classique est la navette Brassica campestris, qui comporte un génome nucléaire de colza Brassica napus, et de génomes mitochondriaux et chloroplastiques d’autres espèces végétales.

Le premier exemple donné (1:47) est celui d’un maïs tueur d’insectes. Sans plus de précisions, notamment celle que le mécanisme engagé utilise une particularité biochimique du système digestif des insectes ciblés unique dans le règne animal, il est facile (et naturel, après l’introduction) de penser que les OGM peuvent nous tuer. On présente la plante génétiquement modifiée comme un outil qui provoque la mort. Or, ce maïs, qui est un cas d’école, ne présente aucune nocivité ni pour l’homme, ni pour aucune autre espèce en ayant consommé (Dale et al., 2002 ,Dutton et al., 2002).

Le reportage continue sur une visite au siège de MONSANTO (2:23), qui est ultra-sécurisé. Dans le domaine privé en biologie, la sécurité est omni-présente, puisqu’à l’enjeu scientifique s’ajoute un enjeu économique indéniable. Les journalistes insistent lourdement sur cette sécurité, sous-entendant que derrière les grilles se trouvent des choses auxquelles il est préférable que peu de monde aie accès. Ce n’est pas une caractéristique propre au siège de MONSANTO, ce que toute personne ayant déja visité un laboratoire privé pourra vous dire.

Une des parties les plus intéressantes du reportage commence à (3:32), avec les premières expériences sur les souris. Ces souris ont été nourries pendant deux ans avec du soja transgénique. Rapporté à la durée de vie de la souris, et à la quantité consommée, à quelle masse par humain et par an cette alimentation correspond-elle? Mais peu importe, puisque (4:30) on peut vérifier les résultats sur les images. Pouvez vous vérifier? Le journaliste nous décrit la diminution des points correspondant aux enzymes digestives dans les cellules des souris nourries avec du soja OGM. La question la plus évidente est cette diminution est-elle liée à un manque d’activité de la cellule, ou au fait qu’il n’y a plus besoin d’autant d’enzymes que dans le cadre d’une alimentation non-OGM?. La réponse reste à apporter. D’ailleurs, les souris ne sont pas tombées malades, pas encore, comme le dit le journaliste à (4:56). Sur quels faits se base t’il pour affirmer la nécessité du fait que ces souris seront malades un jour? A ma connaissance, aucun.

Le reportage est construit autour d’un fait simple. Une partie des rats/souris nourris avec des plantes OGM ont subi des altérations au niveau cellulaire. Une partie des chercheurs ont estimé, données à l’appui, que ces altérations étaient normales et faisaient partie de la physiologie du vieillissement des animaux utilisés comme modèles. Les autres pensent que les statistiques ne veulent rien dire, et que ces altérations sont un phénomène pathologique.

Retour a des images de la vie quotidienne (6:10) pour une séance d’interviews, avec une des remarques les plus pertinentes de tout ce reportage. Je ne sais pas ce qu’ils ont fait, nous dit une passante. Le manque d’informations, le manque de communication du corps scientifique vers la société civile est évident. D’une part, parce que comme Enro l’a très bien résumé, les cultures épistémiques des chercheurs sont très différentes (Bonneuil et al., 2006), mais aussi parce que les OGM sont une technique avec des facettes multiples, et qu’il manque au débat le socle de connaissances minimales, pourtant peu nombreuses, pour avancer. Alors que, comme pour un grand nombre d’aspects des biotechnologies et des sciences de la santé, la société civile est demandeuse d’informations fiables, les scientifiques ne sont pas capables de remplir leur rôle de sensibilisation. Il faudrait assurer le service après vente des nouvelles technologies, avant que le débat ne soit rendu difficile par les arguments passionnels.

Le sujet glisse ensuite sur un autre aspect du phénomène OGM: les faucheurs (7:17). Un amalgame particulièrement grave est commis ici. Les gendarmes et les agriculteurs ne défendent pas du maïs OGM, même si c’est le résultat de leur action. Le parti-pris du reportage est que tout ce qui ne s’oppose pas à la destruction des OGM est dirigé par les gouvernements ou les industriels. Il y a protection du maïs OGM dans les faits, oui, mais pas dans les intentions, dans la mesure ou il est défendu en tant que maïs, et non en tant qu’OGM. Les gendarmes empêchent une dégradation de biens privés, et les agriculteurs défendent une source de revenus. Il n’y a pas de raison d’y voir une protection des sacro-saints intérêts de MONSANTO. Se pose la question de savoir à partir de quel moment des actes de dégradation sont bénéfiques pour l’ensemble de la société, bien évidemment. Le fauchage d’OGM destinés à la consommation et dont l’innocuité n’a pas été prouvée en fait clairement partie, même si la loi indique le contraire.

C’est à partir du moment (7:31) ou nous est présentée la commission du génie biomoléculaire, juste après une remarque tout à fait déplacée de la part du journaliste sur sa dénomination, que le reportage commence véritablement. La cible de ce reportage est l’OGM portant le nom de MON864, produit par la firme américaine MONSANTO (9:01). Problème, à ce stade, sans une lecture très critique de la vidéo, et une connaissance du sujet, l’observateur qui compte s’informer à partir de cette source est persuadé que le gouvernement autant que les scientifiques sont décidés à nous mentir, pour satisfaire les industriels. Le reportage joue beaucoup sur la notion de confidentialité (11:30). Il faut savoir que dans le privé, il est tout à fait courant de ne pas laisser les informations diffuser, et de ne les adresser hors-entreprise qu’aux personnes à qui elles sont destinées. Aux enjeux scientifiques viennent s’ajouter d’évidents enjeux économiques qui motivent ce comportement, tant que l’autorisation d’exploiter le produit n’est pas assurée.

En revanche, le secret industriel est un redoutable obstacle à la transparence essentielle aux sujets de santé publique. A ce titre, la décision d’un juge allemand de considérer ce secret comme illégal devrait être retenu comme un précédent, et être reproduite en France aussi souvent que nécessaire. C’est à dire à chaque fois. La disparition de la rétention d’information rassurerait la société civile, et mettrait fin aux accusations de mensonge qui pleuvent à chaque nouveau dossier.

La personne qui présente ses conclusions sur l’étude de toxicité du MON864 (12:58) n’est pas n’importe quel scientifique. Il s’agit d’Arpad Pusztai, co-signataire d’un article très controversé, (Ewen et al., 1999), paru dans le Lancet en 1998. Pustzai est un ancien du Rowet Research Institute, dont il a été expulsé pour manquement au devoir de réserve. Il avait fait au cours d’une émission de télévision une analyse de ses résultats sans rapport avec ce qu’on pouvait trouver dans l’article. Notamment, il avait annoncé de manière certaine la toxicité des OGM. Or, différents collèges d’experts on mis en évidence que son protocole (d’une part) et les tests statistiques utilisés (d’autre part) rendaient ses résultats inexploitables. Plus grave encore, une relecture de ses résultats par un généticien des plantes aurait mis en lumière les insuffisances du protocole et permis de rectifier le tir. Pusztai est l’exemple même du scientifique sorti de son champ de compétence (la nutrition et la biochimie) qui a provoqué une polémique sans aucunes données fiables pour en assurer le back-up. Cet épisode, qui a déclenché une grande partie du mouvement anti-OGM, reste connu sous le nom d’affaire Pusztai. Aucun de ces faits n’est mentionné dans la vidéo.

Suite à leur entretien avec l’avocate et ancien ministre Corinne Lepage, les journalistes vont interroger (13:56) le Pr. Gilles-Eric Seralini. Membre de la comission du génie biomoléculaire, il est aussi président du conseil scientifique du CRII-GEN, le comité d’experts indépendants dirigé par Corinne Lepage et opposé à la mise sur le marché du MON864. Encore une fois, ce fait n’est jamais mentionné dans la vidéo. Il fait aussi parti des chercheurs français les plus opposés aux OGM (Bonneuil et al., 2006). Le fait de le présenter uniquement comme un des membres de la commission du génie biomoléculaire est particulièrement malhonnête de la part des journalistes.

G.E. Seralini insiste sur le fait qu’augmenter le nombre de rats (15:42) nourris avec du soja non OGM représente un biais dans l’analyse statistique. Il faut savoir que des tests permettant la mesure de variations entre deux groupes de tailles différentes existent, et sont relativement fiables, et qu’une augmentation de la taille des échantillons augmente la puissance du test. Il aurait été utile de savoir si MONSANTO a réalisé un duplicat de cette expérience en augmentant aussi la taille du groupe d’animaux nourris avec des plantes OGM.

Le volet scientifique du reportage se clôt ici (19:58), sur un commentaire lourd de sens : les cobayes désormais, c’est nous. Le journaliste a délibérément choisi de mettre en avant le point de vue des scientifiques opposés à la mise sur le marché du MON864. C’est à ce moment que se produit le fait le plus inadmissible du reportage (20:19). Juste avant que le responsable de la commission du génie biomoléculaire ne réponde aux questions, il y a un blanc ou on l’entend dire, au cours d’une discussion dont on ne connaitra jamais le contexte, on travaille à l’aveugle. Cette phrase met en doute la légitimité même de la commission, dans la mesure ou dans le cadre d’un interview formel, son responsable assure qu’il n’y a pas de risque, mais sur des images prises à un moment indéterminé, il reconnait travailler à l’aveugle. De quoi parle t’il? L’impression que l’on a, commentaires du journaliste aidant, est qu’il parle de l’ensemble de son travail, des OGM, en général. Avoir laissé cette phrase au montage, à cet endroit précis, est un acte conscient de manipulation, inexplicable et inexcusable.

Puisque nous en sommes parvenus à parler de manipulation, reprenez donc l’ensemble des séquences ou le responsable de la commission du génie biomoléculaire est interviewé. Le journaliste nous dit qu’il revient, retourne le voir. Faites plus attention. Les tenues vestimentaires ne changent pas. Les objets sont à la même place sur la table. Toute la séquence à été tournée en même temps, d’un trait.

Revenons aux propos tenus par le responsable de la commission du génie biomoléculaire (21:00). Il introduit le concept de biovigilance. La biovigilance est le fait de suivre les réactions de l’organisme à un produit donné. Qu’il soit un OGM, un médicament, ou un produit chimique. La mise en place de la biovigilance relève pleinement du principe de précaution. En effet, on ne peut pas, suite à des études sur les animaux qui sont à un terme relativement court (en comparaison avec une vie humaine), anticiper l’ensemble des effets à long terme. La biovigilance est un processus nécessaire, qui participe à la protection de la santé publique.

Finalement, en regardant les dernières images, je me suis posé une question simple. Décemment, peut-on insister sur le manque de communication, après avoir orchestré une véritable campagne de désinformation? Manifestement, si on s’appelle Michel Despratx, journaliste à Canal+, la réponse est oui…

Références

Dale Philip J. and Clarke Belinda and Fontes Eliana M. (2002) Potential for the environmental impact of transgenic crops , Nat Biotech 567–574 Vol 20:6
Dutton A. (2002) Uptake of Bt-toxin by herbivores feeding on transgenic maize and consequences for the predator Chrysoperla carnea , Nat Biotech 441–447 Vol 20:6
Bonneuil Christophe (2006) Cultures épistémiques et engagement public des chercheurs dans la controverse OGM , Natures Sciences Sociétés 257–268 Vol 14
Ewen S. W. and Pusztai A. (1999) Effect of diets containing genetically modified potatoes expressing Galanthus nivalis lectin on rat small intestine. , Lancet 1353–1354 Vol 354:9187


31 réactions à “Les OGMs sont-ils dangereux pour la santé, l’étude qui désinforme”

  1. Louis nous a dit:
    5 February 2007 à 8:55 pm

    J’ai reçu cette vidéo de trois sources indépendantes, j’ai été particulièrement choqué par le manque de sérieux de son contenu ; je suis content de trouver un argumentaire solide qui la commente. Il reste un point à éclaircir : “Cette vidéo a été interdite de diffusion sur Canal”… Pas de trace de cette assertion sur hoaxbuster, et pourtant je suis convaincu (intuitivement) que c’en est un. Interdit par qui ? Par une chaine qui aurait tout intérêt à nourrir la controverse ? Non. Si j’étais directeur de Canal, je l’aurais en effet interdite pour sa propagande grossière, et pour ses assetions lapidaires et mal ficelées, mais je ne pense pas que ce soit le cas de la chaine cryptée. Alors quid ? Un buzz ?

  2. Le Doc' nous a dit:
    5 February 2007 à 9:12 pm

    Et bien en fait, cette vidéo a bien été diffusée… On vient de m’en donner confirmation.

    Le buzz est évident, et d’une ampleur rarement égalée. J’ai recu plusieurs mails qui parlaient de cette vidéo, des liens vers elle sur des forums, blogs,… avec un texte quasi identique à chaque fois. La question est : qui a interet à faire croire à la censure?

    Si je voulais dresser une liste, je dirais (en prenant y compris les idées les plus improbables)

    • Canal + : de la pub pas cher, et l’impression qu’ils font des documentaires chocs et politiquement incorrects (quand ils ne seraient que déontologiquement inacceptables)
    • Canal + : pour relancer l’émission et créer de nouveaux abonnés
    • Un groupe de pression anti-OGM qui veut ramener le sujet sur le devant de la scène
    • Des membres du CRII-GEN, pour faire parler d’eux et de leurs positions avant les élections (positions qui d’ailleurs sont tout à fait fondées, mais tellement mal présentées par ce reportage…)
    • Un parti politique, dans la mesure ou ils ont appris à exploiter le buzz et le marketing viral
    • Un des journalistes, pour faire parler de son sujet

    Quoiqu’il en soit, la personne qui a décidé d’orchestrer ce buzz a une influence énorme, et travaille à mon avis pour un groupe important. Réussir 600000 visualisations en quelques jours, c’est assez inespéré.

    Il serait intéressant, puisqu’on parle de marketing viral, de faire un travail d’épidémiologie. Retrouver le premier foyer de l’infection, pour trouver qui a pu propager l’info. Même si j’ai l’intuition que tout est parti d’une campagne de mailing, qui a fait boule de neige en changeant de vecteurs (mails, puis blogs, puis messageries instantanées, puis forums, puis …)

  3. Enro nous a dit:
    5 February 2007 à 9:38 pm

    Effectivement diffusé le 15 novembre 2005, et Le Monde y a consacré un article le 20 novembre !

  4. Le Doc' nous a dit:
    5 February 2007 à 9:47 pm

    Et cet article disait???

    A priori, après un rapide googling du sujet, la campagne de buzz a bien commencé par des mails (quelle intuition, quelle puissance de discernement, quelle …) et utilisé les blogs et forums les plus divers pour se propager (avec des effets étranges, le post sur LinuxFr ayant dévié sur le fait que la vidéo soit en flash, qui n’est pas un format libre, et sur les alternatives techniques au flash. Admettons).

    J’aimerais vraiment savoir a qui profite le crime… dans la mesure ou faire ressortit cette vidéo du néant a demandé des moyens que j’estime énormes. D’autant que le contre-buzz, qui va consister à dire que la vidéo avait deja été diffusée, va augmenter sa visibilité…

  5. ulysse nous a dit:
    5 February 2007 à 10:03 pm

    voilà la vidéo en question :

    http://video.google.fr/videoplay?docid=-8996055986353195886

  6. Le Doc' nous a dit:
    5 February 2007 à 10:05 pm

    Moui, merci, mais elle est citée dans les trois premières lignes du billet…

    Est-il vraiment nécessaire de faire plus de pub pour ce genre de choses?

  7. Matthieu nous a dit:
    6 February 2007 à 3:34 am

    Merci pour cette analyse complète, et en particulier les commentaires sur les chercheurs interviewés.

    J’avais particulièrement tiqué sur le test statistique, sensé “prouver” la malversation, alors que l’effet d’augmenter la taille du groupe est d’augmenter la crédibilité des résultats ! (et même reflexion aussi sur l’intérêt de faire de meme avec les souris ayant mangé des OGMs).

  8. Lolo nous a dit:
    6 February 2007 à 12:04 pm

    Bonjour, J’ai reçu un lien vers ce blog sur Internet, dans un mail précisant que c’était la réponse d’un scientifique à cette vidéo. Tout d’abord merci de relancer le débat! C’est la première fois que je viens sur ce blog alors excusez-moi si je suis un peu larguée, mais il manque quelques détails sur la source: Thimothée, quel scientifique êtes-vous? Dans quel domaine travaillez-vous? Je ne veux pas faire d’indiscrétions, juste donner de la crédibilité ou prouver la fabilité de ce que vous avancez. Merci. Lolo

  9. blop nous a dit:
    6 February 2007 à 12:37 pm

    d’accord avec la plupart des arguments sauf celui-la : “Les autres pensent que les statistiques ne veulent rien dire, et que ces altérations sont un phénomène pathologique.” De ce que j’avais compris, les “autres” ne pensent pas que les statistiques ne veulent rien dire mais qu’au contraire les outils statistiques utilises par Monsanto ont deliberement ete choisis pour donner le resultat escompte (dans la kyrielle des tests existants, il est facile de se “tromper”).

    La video (partisane, certes) souleve quand meme qq points interessants :
    1. L’absence de transparence sur des dossiers de sante publique.
    2. L’absence d’experimentations a long terme. La biovigilance c’est bien beau mais il se passe quoi si dans 5 ans on se rend compte que les rats crevent les uns apres les autres a cause des OGM ? On court derriere les semences qui ont vole un peu partout ?

  10. Le Doc' nous a dit:
    6 February 2007 à 1:52 pm

    @Lolo : Je suis étudiant en master de biologie, mon domaine principal est l’immunologie (probablement le sujet dont le parle le moins ici, d’ailleurs). J’ai fait pas mal de génomique végétale et de biotechnologies végétales en troisième année de licence (ce qui inclut la fabrication d’OGM, par différentes méthodes). J’ai aussi une petite expérience du secteur privé en biologie, même si sur un sujet un peu différent. Bienvenue à toi, en tout cas (et sans indiscrétion, peux tu me dire (avec le formulaire de contact) qui t’a envoyé le mail?)

    @Blop : Au niveau de leur analyse, il y a un peu des deux. GE Seralini à l’air de dire que les tests sont grossiers (tout à fait d’accord avec toi, tout le monde a son petit test et sa petit méthode…), alors que la responsable de l’équipe italienne indique une situation pathologique sans référence aux tests.

    Pour ton point 1, tout à fait d’accord, c’est d’ailleurs pour cette raison qu’il serait normal que la décision du juge allemande devienne une jurisprudence. Je ne comprend pas le secret industriel en matière de santé publique, même si il est fréquent.

    Pour ton point 2, je pense que la vision à long terme est difficile à cause des limites des protocoles. Tester sur des souris un effet à 10 ans, ce n’est pas possible, et augmenter les doses administrées n’est à mon avis pas une solution (pas une solution sans biais en tout cas). Ceci dit, je n’ai pas de réponse à la question. J’ai beau y réfléchir, à part le fauchage (mais la dissémination fait que …), les issues semblent limitées. Reste à placer le seuil d’acceptation du risque, puisque le risque 0 ne sera jamais atteint.

  11. Demesure nous a dit:
    10 February 2007 à 10:57 am

    Je confirme, le reportage, je l’ai vu sur Canal+. Il n’a pas été censuré, à part dans l’imagination fertile de la webosphère pour faire “mousser” les crédules.

    En attendant, des millions d’hectares de maïs OGM sont planté en plus chaque année dans le monde. Et on n’a pas vu augmenter le nombre de gens qui ont “la rate Qui s’dilate, le foie Qu’est pas droit, le ventre Qui se rentre” comme disait déjà la chanson préférée des hypochondriaques.

  12. Demesure nous a dit:
    10 February 2007 à 11:02 am

    Je confirme, le reportage, je l’ai vu sur Canal+. Il n’a pas été censuré, à part dans l’imagination fertile de la webosphère pour faire “mousser” les crédules.

    En attendant, des millions d’hectares de maïs OGM sont planté en plus chaque année dans le monde. Et on n’a pas vu augmenter le nombre de gens qui ont “la rate Qui s’dilate, le foie Qu’est pas droit, le ventre Qui se rentre” comme disait déjà la chanson préférée des hypochondriaques.

  13. Le Doc' nous a dit:
    10 February 2007 à 11:42 am

    Certes, mais il ne faut pas non plus minimiser les risques. Le principe de précaution doit s’appliquer (puisqu’on fait quand même des choses formidables avec les OGM, et au sens vrai du terme : grandes à faire peur!). Les voix qui s’élèvent contre l’utilisation abusive des OGM doivent pouvoir se faire entendre, tant qu’elles le font, comme ceux qui soutiennent les OGM, sur des critères scientifiques.

    Il est inutile de chercher à distiller la peur de la science dans le débat.

  14. Anne D. nous a dit:
    11 February 2007 à 11:29 pm

    Merci pour cette analyse claire et argumentée, bien utile à ceux qui, comme moi, n’ont pas toute la culture scientifique nécessaire pour juger du sérieux et de l’objectivité de reportages comme celui-ci. Continuez comme ça !

  15. schloren nous a dit:
    12 February 2007 à 3:54 pm

    L’actualité nous rappelle cruellement à quel point on peut faire confiance à Monsanto pour prendre en compte la santé des consommateurs sans masquer leurs propres études qui montrent que ce qu’ils sont en train de produire empoisonne le lait maternel, la terre, les rivières… Ayez confiance… ” Les nouvelles informations sur les activités de Monsanto au Royaume-Uni dans les années 60 et au début des années 70 émanent de documents classés aux Etats-Unis et de notes internes de la compagnie. Ils témoignent que la firme savait, depuis 1965, que les PCB (diphényles polychlorés, fabriqués sous la marque Aroclor et principalement utilisés comme retardateur de flamme) s’accumulent depuis trente ans dans le lait maternel, les fleuves, les poissons et fruits de mer et dans les plantes et pâturages.

    Un document démontre même qu’en 1953, des tests sur des rats se sont conclus par la mort de plus de la moitié d’entre eux. Malgré cela, la production de PCB s’est poursuivie et Monsanto a enfoui ses déchets contenant des PCB dans le sud du Pays de Galles jusqu’en 1977.” A quand les mêmes révélations sur les OGM ? Dans 10 ans ? Dans 30 ans ?

  16. Monsanto, tasanté? nous a dit:
    12 February 2007 à 10:41 pm

    L’argument statistique avancé par Seralini, le coeur de la démonstration, est fondé.

    Vous écrivez:  " Il aurait été utile de savoir si MONSANTO a réalisé un duplicat de cette expérience en augmentant aussi la taille du groupe d'animaux nourris avec des plantes OGM. "

    Si cette étude existait, et si je m’appelais Monsanto, je l’aurais communiqué… Cela m’aurait épargné toute cette campagne. Vous écrivez enfin: “Je pense que la vision à long terme est difficile à cause des limites des protocoles”.. Vous travaillez donc à l’aveugle. Admettez que certains s’en alarment.

  17. Le Doc' nous a dit:
    12 February 2007 à 10:43 pm

    L’étude a peut être été faite, mais pas mentionnée dans le reportage.

    Quant aux limites des protocoles, hé, elles sont valables aussi pour les médicaments, d’ou la nécessaire biovigilance…

  18. Florent nous a dit:
    13 February 2007 à 11:59 am

    Merci pour ces précisions, il est vrai qu’après avoir vu cette vidéo et n’étant pas spécialiste du sujet on peut avoir peur. La précision des fonctions des personnes interviewvé est elle aussi interressante. La vidéo est certe partisane mais en même temps on ne peu pas reprocher l’interview de personnes scientifiques contre les OGM pour critiquer ceux-ci de même ils intérrogent un scientifique “pro” OGM qui n’est pas du tout convainquant. Après s’ils voulaient faire un vrai reportage avec des données scientifiques celui-ci aurai durée 3h et aurait été compris par 0.06% de la population. Cette critique peut être faite à la plupart des reportages.

    Bref il y a les pour, il y a les contre mais la chose la pluc choquante est sans doute le manque de transparence des autorités.

  19. Mouai nous a dit:
    13 February 2007 à 11:50 pm

    Mouai, contre-enquête non enquête pas plus valable que la video… Pourtant j’ai dans l’idée que le journaliste, s’il est professionnel, a ses preuves…

    D’après ce que vous nous dites … je ne vois pas ou trouver des preuves..

    Pro-Contre OGM le “statisticien” Seralini, alors vous êtes sont opposé …

    En quoi on prouve après vous avoir lu, que les OGM (quelqu’ils soient) ne sont pas dangereux. En quoi peut-on être tranquille quand on voit comment les blocages se font, avec méthodes tordues pour faire passer comme par hasard le produit incriminé…

    Quand on s’entends dire “s’est sans danger mais …”

    Moi je dis, j’aimerai bien avoir les moyens de NE PAS MANGER D’OGM pendant 30 ans …je vous laisse faire gentilment le cobaye ..MAIS ON NE NOUS LAISSE MEME PAS CE CHOIX … l’OGM se retrouve dans beaucoup d’étiquette …en dessus de 1% il est obligatoire de l’afficher …

    Et en dessous de 1% ??? …

    Bonne chance.

  20. Mouai nous a dit:
    13 February 2007 à 11:54 pm

    Pas convaicu ? “C+: Si vous dites que vous pouvez vous tromper ça veut dire qu’un doute subsiste??? Réponse-NON…non ….etcetcetc…principe de précaution …mais par précaution …”

    sisi réécoutez la fin …c sympa. …

  21. Neodim nous a dit:
    14 February 2007 à 8:35 am

    En gros, vous aurez 2 choix :
    ou vous serez du côté de ceux qui disent que le reportage est monté pour créer la peur…
    ou vous serez du côté de ceux qui s’en foutent d’avoir des OGM dans leur assiette ou dans le champs à côté de chez eux.

    Celà montre en tout cas une chose, c’est que les OGM sont un sujet qui inquiète les consommateurs, et sur lequel aucun débat serein n’a encore eu lieu. C’est donc forcé que nous allions vers des échanges passionnels, et non plus raisonnables, du “happening” internet et autre marketing viral.

    Une chose me semble cependant sure, c’est que je ne vois pas comment on parle de principe de précaution sur ce domaine alors que l’on en fait pousser “en catimini”, et qu’on ne connait absolument pas les effets à long terme sur l’homme et l’environnement….(cf le plomb, l’amiante, la vache folle…ou les conséquences se font sentir sur plusieurs générations…).

    En tous cas, j’ai trouvé 2 choses pour vous se rapprochant du sujet :

    
    

    - 1 article de greenpeace qui revient sur ce buzz Internet dont nous parlons ici

    
    

    - 1 article sur mon blog avec un documentaire moins polémique mais tout aussi intéressant qui retrace l’histoire de la tomate, du champs à l’assiette, et concentrant ainsi toutes les problématiques de l’industrie agro-alimentaire : du génétiquement “sélectionné”, de la perte de gout et de biodivertité…

  22. Le Doc' nous a dit:
    14 February 2007 à 8:14 pm

    Je mettrais à jour le billet sur les réponses apportées par différentes personnes dans la soirée, je vous conseille de lire…

  23. Thorclack nous a dit:
    14 February 2007 à 10:09 pm

    Je reconnais qu’il y des éléments plus que douteux dans ce reportage mais je pense qu’une telle critique n’est pas méritée.

    Meme si le journaliste adopte un style provoquant, alarmiste voire un peu manipulateur rappellons que c’est quelque chose de classique à la télévision, ça fait vendre.

    De plus tu rates le sujet essentiel de ce reportage: les OGM sont commercialisés (sans etiquetage en dessous de 0.5% et avec un etiquettage (en tout petit) au dessus de ce seuil) et nous n’avons aucune information sur leurs effets a long terme sur l’homme. C’est là le point que le reportage essaye de faire passer et qu’a mon sens il faut faire passer car il concerne la santé de tous. Le principe de précaution n’est pas respecté, et dans le doute des effets réels des OGM sur l’organisme je crois qu’il serait juste d’informer les gens que consommer des OGM est à leur risques et périls.

    Je ne pense pas qu’il soit alarmiste de dire que nous sommes les cobayes puisque c’est le cas finalement: il n’y a eu aucun tests sur l’homme et ceux sur la souris ont l’air fortement compromis …

    Rappellons aussi que la personne qui crée ces OGM, Monsanto, a montré a de nombreuses reprises déjà que sa principale préoccupation n’est pas la santé publique ou le bien être des populations du tiers monde comme il le prétend mais bel et bien le profit (pour ne prendre qu’un exemple, le Bt Cotton).

    Le reportage montre aussi que, sans aller jusqu’a la théorie du complot, les responsables politiques n’ont pas particulièrement été inquiétés du manque de recherche sur les OGM et ont préféré commercialiser sans trop se poser la question …

    Bref, même si le reportage est excessif, il aura le mérite je pense d’inciter les personnes qui vont le voir à se poser deux fois la question avant d’acheter OGM, tout du moins jusqu’à ce qu’une étude prouve qu’il n’y a pas d’effets a long terme (ou qu’il y en a) à consommer des OGM.

  24. Le Doc' nous a dit:
    14 February 2007 à 10:17 pm

    La fin (ici, ne nous voilons pas la face, elle est politique, et une certaine candidate a bien besoin de ca) justifie t-elle les moyens?

    (billet sur les réponses mise à jour)

  25. Sagesse nous a dit:
    16 February 2007 à 7:13 pm

    Rappelez-vous que de grands scientifiques après expérimentation animale, avaient affirmé que l’amiante était sans danger pour l’homme. Ces mêmes scientiques ont reconnu qu’ils s’étaient trompés, trop tard, lorsqu’il y avait des preuves de nocivité chez les humains. Auncun scientifique à ce jour ne peut affirmer que les OGM sont sans danger pour l’homme. Les études ne portent que sur les animaux. Il suffit d’attendre: le nombre important de cobayes humains actuels permetta d’apporter des preuves. Les études scientifiques ont le mérite de donner du travail aux scientifiques: je choisis d’être un cas-témoins sans OGM.

  26. Brev nous a dit:
    24 February 2007 à 3:20 pm

    Il ne faut pas non plus oublier le merveilleux programme Terminator (quel beau nom !) qui avait pour but de rendre les semences OGM, et de surcroît les plantes indétectables…Raison de plus pour ne pas faire confiance à ces sociétés là (et pas seulement Monsanto)

  27. sam nous a dit:
    1 March 2007 à 9:03 pm

    Conclusion pour ma part

    MEFIANCE a 100% envers ces societés sans scrupule pour lesquelles seul les benefices ne comptent et qui sont toujours pret a mieux nous “servir”, ou plutot mieux nous asservir!

    Confiance 0% en l’etat qui apparemment apllique la tolerance 0 pour ces citoyens deja en difficultés generales mais collabore activement avec ces societés aux benefices (pardon “resultat”, benefice etant tabou) toujours plus enormes!!!

  28. cath nous a dit:
    14 March 2007 à 7:02 am

    C’est vrai que la vidéo en question est racoleuse,mais le commmentaire de Timothée pratique la désinformation avec autant de parti-pris et beaucoup moins d’arguments.

    Deux petites conférences très intéressantes car bien informées,et pas partisanes,même si Vélot prend position..

    http://www.dailymotion.com/visited/search/alteranti/video/xpwco_eclairage-scientifique-sur-les-ogm

    où C.Vélot,maître de conférence et chercheur(service public)en génétique moléculaire récapitule ce qu’est un gène,et ce que signifie OGM.Il aborde ensuite l’utilisation et le rôle du travail sur le gène dans la recherche fondamentale,puis l’utilisation des OGM en médecine:les protéinesd’intérêt pharmaceutique,comme l’insuline et le vaccin anti-hep B. Ca fait 25 ans que l’insuline humaine est produite par des E.coli GM.

    http://www.dailymotion.com/Alteranti/video/xpync_eclairage-scientifique-sur-les-ogm

    qui présente l’impact prévisible et/ou envisageable des OGM dans la chaîne alimentaire,le secteur de la santé et l’environnement.

    Et encore il n’aborde pas l’aspect socio-économique,qui laissera l’économie fragile des pays dits émergents sans défense devant l’industrie agro-alimentaire.

    cath

    Je serais très intéressée,Timothée,par un commentaire sur la 2° vidéo.

  29. cath nous a dit:
    14 March 2007 à 7:08 am

    C’est vrai que la vidéo en question est racoleuse,mais le commmentaire de Timothée pratique la désinformation avec autant de parti-pris et beaucoup moins d’arguments.

    Deux petites conférences très intéressantes car bien informées,et pas partisanes,même si Vélot prend position..

    http://www.dailymotion.com/visited/search/alteranti/video/xpwco_eclairage-scientifique-sur-les-ogm

    où C.Vélot,maître de conférence et chercheur(service public)en génétique moléculaire récapitule ce qu’est un gène,et ce que signifie OGM.Il aborde ensuite l’utilisation et le rôle du travail sur le gène dans la recherche fondamentale,puis l’utilisation des OGM en médecine:les protéinesd’intérêt pharmaceutique,comme l’insuline et le vaccin anti-hep B. Ca fait 25 ans que l’insuline humaine est produite par des E.coli GM.

    http://www.dailymotion.com/Alteranti/video/xpync_eclairage-scientifique-sur-les-ogm

    qui présente l’impact prévisible et/ou envisageable des OGM dans la chaîne alimentaire,le secteur de la santé et l’environnement.

    Et encore il n’aborde pas l’aspect socio-économique,qui laissera l’économie fragile des pays dits émergents sans défense devant l’industrie agro-alimentaire.

    cath

    Je serais très intéressée,Timothée,par un commentaire sur la 2° vidéo.

  30. 1cailloudanslachaussure nous a dit:
    15 April 2007 à 3:59 pm

    Les OGM sont-ils dangereux pour la démocratie ?

    C'est en naviguant sur le web que j'ai appris l'existence d'un reportage vidéo établissant la nocivité des OGM. Pensez vous, leur consommation pourrait modifier nos cellules et o…

  31. Gwen Ar Breizhou nous a dit:
    8 August 2007 à 10:07 am

    Et ça aussi, c'est du pipeau sans doute …
    http://leblogdugwen.blogspot.com/2007/08/les-ogm-lavenir-de-lhumanit-ou-juste.html

    Mais rien à foutre, ce ne sont que des indiens, et ils sont déjà plus d'un milliard …

    " Quand le dernier arbre sera abattu,
    La dernière rivière empoisonnée,
    Le dernier poisson pêché,
    Alors vous découvrirez
    Que l’argent ne se mange pas."

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