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Transition

Posté par Timothée le 19 August 2008 |

Ca y est…

Je viens de finir mon sac, et je contemple le mur de mon bureau en face de moi; il ne reste plus que des petits morceaux de patafix, et les feuilles sont décrochées. Les papiers imprimés et couverts d’annotations sont sagement rangés en attendant leur rapatriement, ce soir; les tiroirs du bureau sont vide, et il n’y a plus de stylo qui traîne au fond. Mon mug est propre à nouveau.

Je quitte “mon” labo ce soir, mon stage est fini, j’attaque une période d’inactivité — partielle.

Partielle parce que d’une part il y a un congrès qui approche, et qu’il serait appréciable que je m’y pointe avec un speech qui tienne debout. Et il reste de fignolages à faire. Ensuite parce que même si “la fin n’est pas loin”, dixit mon chef, il reste encore “un peu de boulot” sur le dernier papier.

Parlons de congrès, justement. J’ai décidé de tenir mes notes en quasi-direct via ScribbleLive : vous pouvez aller voir ici, mais ne vous en faîtes pas, les posts seront repris ici même du 24 au 29.

Ensuite, plus rien. Enfin presque. Un mois de battement — et je déteste cette idée — avant de commencer la thèse en octobre. Et de me mettre à traumatiser des jeunes étudiants de premier cycle, puisque je compte postuler pour un poste de moniteur. Les pauvres…

Allez, il me reste une valise à fermer…

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Quizz #3

Posté par Timothée le 17 August 2008 |

Pour fêter mon retour d’Egypte, un petit tout simple, qui consiste à me dire ce que vous voyez de marquant sur cette photo

Si vous voulez d’autres informations, cette photo a été prise par 5 mètres de profondeur dans la éserve naturelle de Gabr el bint, dans le sud du Sinaï. Petit indice : s’il y a un détail choquant dans cette photo, je vous déconseille de “mettre le doigt dessus”…

Solution : Comme notre océanographe local l’a très joliment fait remarquer, il peut “aussi bien y avoir un poisson pierre” sur cette photo. En fait il s’agit d’un poisson scorpion, que l’on appelle aussi rockfish. Il est en plein milieu de l’image. Pour en voir les contours, cliquez sur la photo!

Un peu de biologie maintenant. Pourquoi ce poisson (un scorpénidé, de son petit nom Scorpaenopsis barbata — la forme du corps me fait penser que ce n’est pas Synanceia verrucosa, mais je peux me planter) est-il aussi bien caché? Sa couleur naturelle oscille entre le blanc et le violet — un peu comme le blanc et marron/rouge de nos scorpénidés Méditerranéens (cf. photo). Mais sa peau est enduite d’un mucus qui lui permet de retenir les débris d’algues et de coraux charriés par le courant. Il est donc parfaitement camouflé dans son environnement.

Celui ci est venimeux, mais pas autant que le poisson pierre, considéé comme le poisson le plus venimeux du monde.

Il est un peu plus visible sur un fond sableux.

Quant au Macolor dont parlait OldCola, ici Macolor niger, voila une photo de sa livrée juvénile.

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Colloque Européen de Parasitologie — j’arrive!

Posté par Timothée le 8 August 2008 | , , , ,

Du 24 au 28 août aura lieu à la cité universitaire internationale de Paris l’European Multicolloquium on Parasitology 10eme du nom (ou EMOP-X pour les intimes).

Je cite Jean Dupouy-Camet, président de la Société Française de Parasitologie :

Ce congrès européen, organisé par la Société Française de , propose une approche multidisciplinaire pour discuter des ésultats les plus écents sur le ôle des interactions durables des à l’intérieur des écosystèmes, sur le ôle considérable des maladies parasitaires chez l’homme et les populations animales, sur les plus écents progrès dans la prophylaxie et la thérapeutique et sur l’impact de la globalisation sur les systèmes parasitaires.

Le symposium 10, “ of fishes, other ectothermic vertebrates & marine mammals”, et notamment la partie 3 (Ecology I: parasite life-cycles and host-specificity) me servira même de baptême du feu en matière de congrès, puisque de 15 heures à 15 heures 15 (soit juste avant la séance de questions) je présenterai mes ésultats de stage (qui, au lieu du titre prévu de “ (Monogenea, Diplectanidae) of several sparid fish hosts : true generalists or ongoing speciations?” s’apellent maintenant “Speciations in the ignoratus morphotype of ?”). Le powerpoint sera disponible quelques jours avant.

Et, bien évidemment, j’essaierai de vous tenir aussi au courant que possible des conférences qui ont lieu… même si je n’ai pas encore trouvé comment j’allais le faire.

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De l’espèce à la théorie évolutive

Posté par Timothée le 3 August 2008 | , , ,

Je me faisais, en édigeant, la remarque suivante : on a tendance, pour “comprendre” l’évolution, à regarder la situation et à inférer des méchanismes par la suite. Autrement dit, que font, évolutivement, les espèces, et comment peut-on l’intérpréter. Seulement voila, cette méthode pose une hypothèse très forte, et à laquelle je n’avais jamais vraiment fait attention : pour savoir ce qu’on observe, il est nécessaire de connaître avec certitude (avec p< 0.05…) ce qui est une espèce, et ce qui ne l’est pas. Sinon, on se retrouve à comparer, en les mettant sur un pied d’égalité, des unités taxonomiques qui n’agissent pas au même niveau.

Quand Darwin écrit l’origine des espèces, il y bientôt 150 ans, il écrit (à peu de choses près) que la taxonomie Linnéene sera éinterpétée en termes de généalogie. Et, par malheur, c’est bien ce qui a été fait. Pourquoi par malheur? Darwin a expliqué comment des espèces pouvaient apparaître (ou plutôt non, puisque L’origine des espèces ne parle pas de spéciation). Linné avait proposé, auparavant, un moyen de classer les organismes vivants, s’appuyant sur une unité de base, l’espèce. Les successeurs de ces deux la on, pour la plupart, repris les espèces de Linné (au sens large, c’est-à-dire les espèces définies uniquement dans un souci de rangement, pourrait-on dire), et ont essayé de préciser les mécanismes préssentis par Darwin, en utilisant ces espèces comme unités de base.

Autrement dit, on  tendance à prendre pour acquis l’existence des espèces; et ce n’est pas très cartésien, puisque René lui-même disait, dans ses ègles pour la direction de l’Esprit, que “pour examiner la vérité, il est besoin […] de mettre toutes choses en doute autant quil se peut”. Ergo de ne pas prendre pour acquis l’existence des espèces. Non pas que ces espèces “n’existent pas”, mais qu’il soit possible qu’elles n’existent pas en tant qu’espèces. La distinction est importante. J’aurais tendance à dire qu’on peut prendre pas mal de libertés avec les rangs taxonomiques supérieurs (rangs, familles, ordres, classes, et dans une certaine mesure, genres). Pas avec les espèces. En plus d’être un produit de l’évolution (produites par spéciation, sélection, etc), elles en sont aussi un des moteurs, si ce n’est le moteur le plus important. Et c’est sur leur existence qu’on base notre raisonnement pour comprendre l’évolution.

Ca charge d’importance le travail du systématicien : si on décrit une nouvelle espèce, il va falloir prendre son existence en compte quand on voudra comprendre l’évolution. Or, si cette description est abusive, on va construire un raisonnement sur de fausses bases… et aller dans le mur. C’est ce qui a poussé les premiers pionniers de la “ évolutive” (evolutionnary systematics en Anglais dans le texte), Mayr et Simpson, a nous avertir qu’il ne fallait surtout pas considérer que l’existence des espèces (en tant qu’espèces, s’entend) comme acquise quand on voulait inférer des méchanismes d’évolution. Ca fait toujours plaisir de voir qu’on a les mêmes idées qu’, même si c’est 50 ans après la bataille…

Maintenant, la moléculaire, la des populations, et d’autres choses encore vont pouvoir nous aider — ça fait un petit paquet d’années qu’elles le font, d’ailleurs — à ne pas nous fourvoyer sur ce qu’est une espèce. Même si la éponse n’est pas nécessairement évidente, et c’est un des objets du papier que je suis sensé écrire au lieu de tapoter ce billet. Pour ma défense, j’attend la fin de mon bootstrap. Plus que 50 éplicats. Il est l’heure de s’y remettre…

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R : test de Scheirer-Ray-Hare

Posté par Timothée le 31 July 2008 |

Sans plus d’explications par manque de temps, une fonction qui permet de faire le test de Scheirer-Ray-Hare. Il faut que les échantillons soient balancés (autrement dit, même nombre d’observations par cas, mais avec sample, on s’en sort).

SHR<-function(,pf,sf){
lm1 <- lm(rank()~pf*sf)
anolm1 <- anova(lm1)
MS <-  anolm1[1:3,1:3]
MS[,4] <- MS[,2]/(length()*(length()+1)/12)
MS[,5] <- (1-pchisq(MS[,4],MS[,1]))
colnames(MS)[4:5] <- c("H","pvalue")
MS
}

Unrelated news : on a soumis notre premier papier qui parle un peu de ça à l’International Journal for Parasitology. Et comme on aime vraiment édiger, on est reparti dans un autre… Et je passe ma journée à faire des arbres, des calculs de distances, et à essayer de comprendre ce que ça veut dire. Donc hors de question de bloguer avant un bon mois…

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