Blogs et information scientifique : les lendemains ne chantent plus…

Posté par Timothée le 11 April 2008 | , , ,

Il y a des lectures qui vous plombent le moral. Et ce sur quoi je suis tombé hier en lisant les commentaires du billet de Fulmar sur le reportage Le monde selon Monsanto en fait incontestablement partie. Fulmar, blogueur que j’apprécie parce qu’il défend un écologisme modéré (et rationnel), donc, a publié suite à ce reportage une courte analyse, dans laquelle (en substance) il avance que la dénonciation des abus de Monsanto est une bonne chose, bien menée, mais qu’il y a de nombreux amalgames sur les technologies , et les différents types de plantes transgèniques.

Ce qui m’a plombé le moral, en revanche, c’est le dernier commentaire. Signé par William Bourdon, et prenant la forme d’un communiqué, annonce clairement la couleur : la moindre critique vis-à-vis de l’auteur du reportage (la très controversée Marie-Monique Robin) sera considérée comme de la diffamation publique.

Je m’insurge.

Je me souviens avoir été bien plus virulent sur le reportage de Gérard Pascal, sans avoir été embêté pour mon analyse. Marcel Kuntz, via l’AFIS, a publié une analyse largement plus virulente que celle de Fulmar. Il aurait pu être visé aussi. Mais la situation change.

Quelle est la situation actuelle? De nombreux journalistes, reporters, etc se servent de leur profession pour faire passer des opinions personnelles, soit par manque d’information, soit pas pure malhonnêteté. Les blogueurs ont la possibilité de mettre en avant ces erreurs, et de présenter la situation en nuances de gris, au lieu du tout noir ou tout blanc que les médias traditionnels tendent à imposer.

Le phénomène viral aidant, les billets de blogs peuvent être repris très rapidement à peu près partout dans le monde (les licences type Creative Commons facilitant la reprise mot pour mot, et éventuellement les traductions). Si un journaliste est surpris en flagrant délit de mauvaise foi, tout le monde va le savoir, et très rapidement.

Pour certains, la solution est toute trouvée. Il suffit de décrédibiliser l’image du blogueur; de le présenter comme quelqu’un versé dans la diffamation, qui cherche à se mettre en avant en rabaissant d’intègres journalistes. Une chaîne a la possibilité de s’offrir un très bon avocat, un blogueur, non (en tout cas, un étudiant comme moi ne le peut pas).

On parle de whistleblowers [1], il est possible que ce soit, en matière d’information scientifique, le blogueur — ou le gestionnaire de site internet, l’AFIS fait ça très bien — qui occupe cette place. On a donné à ceux qui ont les compétences — du fait de leur formation — pour analyser l’argumentaire, les omissions, et autres pratiques discutables, et les “journalistes d’investigation” qui avant avaient le champ libre se retrouvent sous contrôle.

Les différentes affaires — ayant débouché sur la condamnation de blogueurs — ont pu donner des idées à certains, qui du domaine people, ont transporté la méthode vers les blogs scientifiques. Il y a quand même des nuances subtiles.

Critiquer un cas de scientifique, ça demande du temps. Il faut se documenter sur le sujet, éventuellement parler avec des gens qui en savent un peu plus long, étudier “sa cible”, analyser les faits présentés, l’argumetaire… C’est probablement le plus bel exemple de lecture critique qu’on puisse trouver. Ce n’est pas de la diffamation. C’est de la démonstration — d’incompétence, de mauvaise foi, ou d’un doux mélange des deux.

Au début, les blogueurs étaient plutôt dans le vent, plutôt bien vus, parce qu’ils étaient porteurs de quelque chose de nouveau, et surtout qu’ils faisaient les choses dans leur coin. Depuis que le phénomène blog prend de l’importance, indépendamment du milieu considéré, le pouvoir d’informer — alternatif à celui des médias traditionnels — inquiète.

Que l’on cherche à monitorer l’activité des bloguers, pour éviter justement que certains profitent de leur notoriété (relative) pour se livrer à de la me semble tout à fait normal. En revanche, la tendance qui s’annonce de recourir systématiquement à la menace et à la répression est intolérable. La liberté d’expression est un des fondements d’une démocratie (donc d’une démocratie scientifique…), et il vaut pour les blogueurs comme pour les journalistes. Si ils font mal leur travail, le retour de bâton est tout à fait normal à mes yeux.

En suivant ce qui se dit sur les blogs, en guise de conclusion, j’ai l’impression qu’on se dirige vers du tout répressif, parce que les médias “standard” — et d’autres — cherchent à contrôler un phénomène qui n’est — de par sa nature — pas contrôlable autrement. Le blogueur n’est inféodé à rien ni personne, et possède une liberté de mouvement enviable. Qui lui permet de taper assez fort sur ceux qui le méritent; j’ai visionné quelques extraits du reportage, et pour moi, comme pour Fulmar, comme pour Marcel Kuntz, rien que pour les amalgames qui sont faits sur les , ce reportage méritait quelques tapes sur les doigts.

Mais surtout, il me semble qu’il est du devoir des blogueurs de ne pas se laisser intimider, et de mettre en avant la pertinence de leur démarche. Et plus encore, son caractère profondément nécessaire, à l’heure où ceux qui ont les compétences pour mener des actions d’information scientifique ont enfin les moyens techniques de le faire.

Edit : Antoine V. en a aussi fait les frais…

Notes

  1. Ceux qui donnent l’alerte, souvent en prenant des risques. []

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17 réponses pour le moment

17 réponses à “Blogs et information scientifique : les lendemains ne chantent plus…”

  1. [...] [addendum 9 avril 2008, 17:56] [...]

    11 Apr 2008 à 6:39 pm

  2. Fabrice

    Salut,

    Une question se pose quand même quand à l’application de la loi sur la diffamation publique (Loi sur la Liberté de la Presse du 29 juillet 1881 en son article 29 alinéa 1) dans le cas de blogs personnels (comme le tien ou celui d’Antoine). Le blog fait souvent office de lieu d’expression personnelle ou le travail de recherche journalistique n’est pas nécessaire. En d’autres termes, dans quelle mesure un blog peut être défini comme de la “presse” et tomber sous le coup de la loi sur la diffamation publique ?

    F.

    12 Apr 2008 à 10:33 am

  3. Matthieu

    J’ai fait le tour des blogs concernes pour indiquer une bonne source sur le sujet, maitre eolas:

    http://www.maitre-eolas.fr/2008/03/25/909-que-faire-quand-on-recoit-un-courrier-d-avocat

    12 Apr 2008 à 5:11 pm

  4. N’exagérons rien. Je viens de lire le billet de Fulmar et les commentaires qui ont suivi, il n’y a rien de diffamatoire là-dedans, et une lecture du “billet” de l’avocat ne révèle aucune accusation propre à Fulmar. Il parle, plutôt vaguement, de “sites Internet”. Ca ressemble furieusement à une tentative d’intimidation -et ça, ça n’a rien de propre aux blogueurs, l’univers journalistique a reçu de telles tentatives d’intimidation depuis des générations. Voyons-y un bon côté: plutôt que de révéler une attitude discriminatoire vis-à-vis des blogueurs, je dirais que ça révèle que cet avocat les considère désormais comme “du vrai monde”… :-)

    En plus, si cette histoire enfle, ça va faire une excellente publicité à ce documentaire…

    13 Apr 2008 à 4:39 am

  5. Un élément supplémentaire. En fait, ce qui semble déranger souverainement cette journaliste, c’est que certains aient fait allusion à une accusation vieille de 15 ans pour laquelle un jury a pourtant tranché en faveur de la journaliste. Effectivement, ça n’est pas très adroit de la part des auteurs-blogueurs qui ont ressorti cette vieille affaire, comme si ça cautionnait leurs critiques du reportage de 2008: on appelle ça la tactique de l’amalgame, et c’est, intellectuellement, un procédé très dangereux.

    13 Apr 2008 à 5:00 am

  6. Timothée

    Tout à fait d’accord pour l’amalgame… Mais MMR ne fait pas autre chose, ni dans certains passages de son reportage, ni dans sa réponse à l’AFIS — en ouvrant tout de suite sur le sang contaminé, l’amiante, etc… rendant même l’AFIS partiellement responsable de ces problèmes —, ni sur son blog.

    Le problème, c’est que malgré qu’on soit maintenant “du vrai monde” — et c’est plutôt encourageant —, le risque de muselage des critiques par la voie légale existe, et est dangereux. Ca veut dire que certains journalistes vont pouvoir continuer à fournir du travail plus que médiocre — carrément mauvais, dans certains cas, au moins sur le plan scientifique — sans que de réponse puisse être apportée.

    13 Apr 2008 à 10:42 am

  7. @Timothée: pas d’accord. Si ce film est fondamentalement mauvais, il doit être critiqué sur la base de son contenu. Relisez la lettre d’avocat, et vous verrez qu’elle ne ne vise en rien ceux qui ont critiqué ce film pour le critiquer. Elle vise ceux qui ont fait cet amalgame douteux.

    Transposons cela en science. Imaginons qu’un scientifique ait publié en 1990 une recherche. Des gens l’accusent d’avoir fraudé ses données. Une enquête de l’université le blanchit. Depuis, il a poursuivi son travail et publié plusieurs autres recherches. En 2008 justement, il en publie une autre. Des gens critiquent la qualité de son travail, et pour appuyer leurs arguments, ressortent le fait qu’en 1990, il avait été accusé. Est-ce que ce ne serait pas un motif suffisant pour une poursuite en diffamation?

    13 Apr 2008 à 2:59 pm

  8. Timothée

    Oui, tout à fait d’accord, je ne dis pas autre chose… Je faisais seulement remarquer à toutes fins utile que MMR employait exactement la même technique contre ses opposants…

    13 Apr 2008 à 4:46 pm

  9. C’est là qu’il faut être plus intelligent qu’elle. Je ne suis pas en France, et je n’ai pas vos sources d’information, mais ce qui est sûr, c’est qu’un journaliste qui veut vraiment faire le-travail-qu’un-journaliste-ne-fait-pas pourrait assez facilement critiquer ce film -ça, plusieurs blogues l’ont déjà fait- et son auteure; si vraiment il y a de quoi critiquer son travail, il faut pour cela aller au-delà d’un banal article de L’Humanité vieux de 10 ans, et surtout ne pas se contenter d’un résumé d’un reportage qu’on n’a pas vu! (une des “critiques” que j’ai lues hier soir sur un des blogues critiquant MMR). Il faut retourner à la source originale, interviewer des gens, bref, trouver des arguments solides. Tel que je le décris, ça peut sembler long, mais en réalité, ce n’est qu’un travail de recherche de quelques heures. Sur un mois, ça représente un ou deux billets en moins. :-)

    13 Apr 2008 à 4:53 pm

  10. Timothée

    Je sais bien, j’avais fait un peu la même chose ici. Je partage tes inquiétudes sur le fait de critiquer un reportage à partir du résumé — ou pire encore, ce que fait Myers, en critiquant un film qu’il n’a pas vu.

    Le problème est évidement complexe, et il serait intéressant que tout le monde — blogueurs, journaliste — y réflechisse en bonne intelligence.

    13 Apr 2008 à 4:56 pm

  11. Très bel effort de décodage, en effet, que ce texte de 2007. Si l’envie vous reprend d’en faire un semblable, avez-vous pensé que vous pourriez envoyer votre texte, sous une version raccourcie peut-être, aux pages des lecteurs des journaux? Ca rejoindrait une clientèle encore plus large, et ça tomberait pile dans votre “mission” de vulgarisation.

    13 Apr 2008 à 5:16 pm

  12. Timothée

    Merci

    J’y ai pensé pour ce reportage, mais il a été diffusé à une période ou je n’avais pas le temps de le faire, et maintenant, ça me semble un peu tard…

    Si ma semaine n’est pas trop chargée, j’essaierai de faire ça…

    13 Apr 2008 à 5:20 pm

  13. [...] Avril 13, 2008 par Oldcola Le commentaire de Timothée sur les réactions de PZ Myers face à Expelled: No Intelligence Allowed, m’a fait sourire dans un premier temps, puis en y réfléchissant un peu plus je me suis dit que ça vaudrait la peine de reprendre cette affaire de l’eugénisme. ou pire encore, ce que fait Myers, en critiquant un film qu’il n’a pas vu. [...]

    13 Apr 2008 à 8:36 pm

  14. [...] comportement de Marie-Monique Robin m’inquiète beaucoup, j’ai déjà dit tout le mal que j’en pensai, je ne recommencerai pas. Au lieu de ça, je vais profiter du fait que nous soyons face à un [...]

    14 Apr 2008 à 11:24 pm

  15. Marie-Monique Robin

    Cher Timothée,

    Ce serait bien de lire attentivement les documents…
    Le communiqué de mon avocat Maître Bourdon NE DIT PAS que “la moindre critique vis-à-vis de l’auteur du reportage … sera considérée comme de la diffamation publique”. Pas du tout!
    En revanche, il dit que toute déformation des décisions de justice me donnant totalement raison dans l’affaire de “Voleurs d’organes” sera traitée comme de la diffamation, ce qui est légitime. Je trouve étonnant qu’un internaute avisé comme vous semblez l’être relaie les yeux fermés des informations mensongères sur une enquête couronnée par sept prix internationaux et saluée par l’ONU, où j’ai pris d’énormes risques (menaces de mort en Colombie) et qui bien sûr dérangeait de nombreuses personnes impliquées dans ce trafic odieux, sans que vous n’ayez vu le film en question ni lu mon livre qui relate toute cette affaire. Il est triste de voir que vous fassiez le jeu de ceux qui, ne sachant véritablement comment attaquer mon film sur Monsanto, n’ont rien de trouver de mieux que de me salir, avec de fausses informations. Cela s’appelle de la diffamation. On ne peut pas dire tout et n’importe quoi sur Internet, et heureusement qu’il y a des lois pour protéger ceux qui sont victimes de diffamation.
    “Quant aux nombreux amalgames” que compterait mon film, je ne vois pas de quoi vous parlez, puisqu’il ne parle QUE DES OGM DE MONSANTO, c’est à dire de ceux qui sont réellement dans les champs - les OGM pesticides- , les autres n’existant pas pour l’instant. “L’amalgame” constitue précisément à faire dire au film ce qu’il ne dit pas, et je vous invite à le regarder attentivement. Sinon, il ne s’agit plus de diffamation mais de propagande…

    Bien à vous,

    “La très controversée Marie-Monique Robin”

    15 Apr 2008 à 9:29 am

  16. Timothée

    Chère Marie-Monique,

    Tout d’abord, je suis on ne peut plus honoré de susciter une réaction de votre part, espérons que ce soit le départ d’un débat plus sain que ceux auxquels nous avons assisté jusqu’à présent…

    Vous dites que

    toute déformation des décisions de justice me donnant totalement raison dans l’affaire de “Voleurs d’organes” sera traitée comme de la diffamation, ce qui est légitime

    Disons qu’il y a eu, d’après ce que j’ai lu à droite à gauche, deux situations. Le “mensonge par omission” pour certains, qui ont préféré parler des accusations sans parler des suites qui leur ont été données; et d’autre part, le “signal d’alarme”, disant attention, son intégrité à déjà été mise en doute (et surtout, elle a déjà soutenu le paranormal, ce qui passe mal dans un milieu matérialiste). Que la première soit attaquable ne fait aucun doute [1].

    Concernant la seconde… Ce n’est jamais que le parallèle de ce qu’on fait en se disant Attention il a déjà publié des papiers bidons en lisant le travail d’un auteur contesté; tant que ça ne reste qu’une introduction à une critique plus factuelle du contenu du reportage — critique positive ou négative, s’entend, Fulmar par exemple a été plutôt positif sur certains points — je ne trouve pas légitime d’attaquer pour diffamation. Sans la liberté de blâmer il n’est pas d’éloge flatteur…

    J’ai eu l’impression que vous avez — vous ou votre avocat, d’ailleurs — menacé de diffamation à peu près tous les blogueurs/internautes qui avaient émis des critiques sur votre documentaire. La limite de ce qu’on peut dire sur internet, notamment en sciences et en vulgarisation scientifique est une question intéressante, qui mérite à mes yeux un traitement plus respectable qu’une assignation à comparaître.

    Ce que je reproche à votre film — et je ne suis pas seul dans ce cas — c’est de mélanger des informations sur les OGM RR-ready et sur les PGM en général. Sans être aussi mauvais sur le sujet que le reportage de Michel Despratx sur le sujet, je déplore le manque de solidité scientifique (et les travaux de Malatesta ne sont pas solides).

    Faut-il diaboliser Monsanto? Je pense qu’il faut en tout cas parler de leurs pratiques (économiques/scientifiques) et de leur lobbying, qui s’étendent en France — voir à ce titre la chasse aux sorcières dans les rangs de la majorité UMP, orchestrée par les députés acquis aux semenciers, contre ceux qui suivent l’avis de personnes comme NKM.

    Mais avant tout, il faut — plus que jamais — faire de l’information factuelle. Qu’est-ce qu’une PGM, comment on mesure les risques, quelles sont les barrières mises en place pour éviter qu’on ne cultive des plantes nocives (et, question subsidiaire, pourquoi elles échouent dans certains cas).

    Quant au fait que je relaie des informations les yeux fermés… Disons que j’ai vu le reportage — avec un oeil plutôt anti-OGM, complètement anti-Monsanto. Que j’ai trouvé la partie sur le roundup tout à fait appréciable, ça rejoint ce que j’en avais déjà pensé. Mais que j’ai déploré votre méthode d’investigation “finaliste” et le manque de clarté technique sur un sujet qui en a plus que jamais besoin…

    [1] Ce n’est jamais que la même chose que ce que fait Kuntz en critiquant les travaux de Chapela…

    15 Apr 2008 à 11:37 am

  17. Yoan

    Cher Thimothee,

    Je ne comprends pas bien votre combat.

    Le débat sur le reportage OGM Monsanto est pourtant simple:

    - dans quelles conditions ont été rédigé les lois OGMs aux USA (quelle indépendance…)
    - qui est la société leader mondiale (historique des promesses, éthique dans les faits)
    - quelles études indépendantes faites sur la santé et la dispersion faites avant culture plein champs et consommation
    - les paysans qui utilisent les OGMs depuis des années ont ils les gains espérés (moins de pesticides, productivité accrue…)

    Je pense que le reportage de MM Robin sur les OGM Monsanto est complet et informe le public sur ces questions.

    Je ne lis sur votre blog que des interprétations (”diaboliser”, “climat de peur”…). Peu importe le climat, ce qui intéresse les citoyens ce sont les faits.
    Il vous appartient d’offrir les faits qui dediabolisent Monsanto par exemple.

    Qu’apportez vous au débat?

    Cordialement,

    Y.

    Ma contribution au débat = plus d’information:

    Canada (francais)
    http://www.dailymotion.com/comments/video/x1aa29_monsanto-pur-porc-i_extreme/4

    USA (anglais)
    http://youtube.com/watch?v=MA76tcYLNXg

    Ecoutons les paysans, les scientifiques, les politiques, les vétérinaires, les médecins puis jugeons si les OGMs doivent être cultivées et consommées sans risques ou encore rester en laboratoires (recherches, progres…).

    02 May 2008 à 12:16 pm

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