Le blog du Doc’

Microbiology is fun (même le vendredi soir).

Y’en a qui sont… pas aidés…

Avec 2 commentaires (lu 30 fois)

Ce matin, alors que je me levais tranquillement, pour préparer mon esprit aux souffrances intellectuelles que j’aurais à endurer de 13 heures à 16 heures (partiel de génétique des populations), je me suis dit tiens, pourquoi ne pas aller lire les derniers posts de fse . Et, Oh joie, Oh bonheur, je suis tombé sur une perle. Une rare, une qu’on ne croise que tous les … 5285 ans environ. Une belle connerie ordinaire, bien grasse, bien je fais de la science au comptoir du café des sports. Le café des sports, j’adÔre, quand c’est comme ca…

Voila la perle en question

La nature fait bien les choses : si les noirs sont nés en Afrique avec leurs gènes de noirs c’est bien parce qu’ils sont adaptés à ce climat et à ces terres et qu’ils doivent y rester : c’est l’éco-système. Sinon on aurait vu des noirs, des jaunes et des blancs partout ensemble sur Terre, or il y a les noirs d’un côté, les blancs de l’autre et les jaunes à l’Est, et aucun socialiste, aucune idéologie ne doivent bouleverser cet éco-système.

Alors je me suis demandé ce qu’était un gène de noir. Je suis allé voir sur ensembl, histoire d’être moins con, et la Oh surprise, pas de gène de noir. Une carte du génome de l’homo sapiens, mais ca on s’en fout, on veut le génome des noirs, qui logiquement devrait être classé à part (évidemment cette phrase est à prendre au 12° degré profond… je précise quand même…)

Alors j’ai eu un choc… Je me suis souvenu de toutes ces théories sur le berceau de l’humanité, les flux migratoires, l’épigenetique, la repartition allèlique et tout ca… Finalement ca pourrait peut-être, enfin sait-on jamais, éventuellement, explique certaines variations phénotypiques entre les populations…

Bref… Je snip[1] sur la définition de l’écosystème, j’avoue qu’elle m’a bien fait marrer (j’ai un humour relativement spécial…).

La petite phrase de fin, les noirs d’un côté, les blancs de l’autre, ca me rapelle un truc. Pas vous? Mais si, un truc en Afrique, ou aux EU, avec chacun son bus, chacun son épicerie, et tout… Ah, c’était le bon temps…

peace and loveEnfin bon… Peut-être que si l’éducation nationale faisait son travail correctement, elle utiliserait le fort intéressant premier chapitre de SVT en terminale pour pourfendre ce genre de préjugés gerbants aux relents nazillons, au lieu de balancer ca comme un fait accompli. Peut-être que si on se permettait de faire un peu fermer leur gueule a tous ceux qui instrumentalisent la différence pour faire passer leur théorie racistes, ca n’arriverait pas…

Surtout qu’en plus, j’ai l’intime conviction que ce gros con malandrin est capable de s’extasier devant les bons nègres de l’équipe de france de foot… Y’a des jours ou on se lève, et tout d’un coup, on se prend à espérer qu’effectivement on n’a pas les mêmes gènes que certains…

Et après, j’ai eu l’immense plaisir (notez bien qu’a ce stade rien ne pouvait me dégouter plus de mes semblables, alors …) de lire une réponse tout à fait dans le ton… Ou au lieu de taper sur les noirs, les jaunes, et consorts, on tape sur les écolos-socialistes (je suis ni spécialement socialiste, ni spécialement écolo, ou alors pas écolo comme greenpeace et les verts certaines associations dont je tairais le nom …)

Surtout que les socialo-écolos, qui prétendent vouloir conserver la biodiversité, devraient logiquement s’opposer au métissage, qui n’est que la mondialisation uniformisante des masses… :-)

Cette réponse la est très, très conne. La conservation de la biodiversité est une chose. La création de diversité en est une autre. Et si je puis me permettre, les socialistes ont, jusqu’a présent, manifesté très peu d’interet dans la conservation de la biodiversité…

Tout ca pour dire que se lever un matin et prendre autant de clichés miteux dans la gueule, ca fait peur. Comme le disait Bertrand Cantat : On vit sur la même planète, mais on n’est pas du même monde .

Notes

[1] je zappe, je passe, …

Ecrit par Timothée

14 juin 06 à 10:07

2 réponses à la note 'Y’en a qui sont… pas aidés…'

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  1. "La nature fait bien les choses?"
    La nature, c’est le froid, la pluie, la canicule, la sécheresse,les parasites,et, depuis plusieurs siècles, les hommes ont appelé "progrès" la lutte contre ces fléaux.L’espèce humaine a créé un monde nouveau aussi artificiel qu’une futaie de chênes, objet de soins attentifs pendant plus d’un siècle de générations de forestiers, et qui dispraîtrait s’ils cessaient de l’entretenir.
    On peut aussi considérer, à l’inverse, que, l’homme faisant partie intégrante de la nature, toutes ses inventions, jusqu’au clonage et à la bombe thermonucléaire, sont aussi naturels que le fil d’une araignée.

    Elie Arié

    14 juin 06 à 10:21

  2. La Nature, c’est d’abord et avant tout une notion. Une notion d’interactions entre les espèces et leur environnement; cet environnement étant composé d’une part du lieu, d’autre part du climat.

    Le progrès ne devrait pas être une lutte contre ce que vous appelez des ‘fléaux’. Le progrès devrait être d’apporter des solutions pour concilier activité humaine et nature. Le problème auquel on se heurte, c’est que le progrès a été basé sur un principe simple : améliorer les conditions de vie de la génération actuelle. Or, tout converge pour nous démontrer qu’il faut acquérir une vision d’ensemble, une vision à n+1 générations!

    Si aujourd’hui (attention : ce paragraphe n’est ni ni une éloge de l’eugenisme, ni une éloge du darwinisme social, deux récuperations de la science que je deteste parmi toutes) le progrès vise à élminier les fléaux, c’est parce que l’homme n’a eu de cesse de se soustraire aux pressions de sélection qui sont éxercées sur lui. Je ne pense pas qu’on puisse dire qu’une quelconque sélection naturelle soit à l’oeuvre sur l’espèce humaine. On définit un fléau comme ce qui peut porter atteinte à l’espèce (ou à l’individu). Les espèces particulièrement résistantes ne craignent que peu de choses (une araignée dans une cuve à vide, soumise à un vide de 10^-10, certes ne bouge plus, mais n’est pas morte pour autant). L’homme est par essence une espèce faible (regardez les armes naturelles dont nous disposons). Il a donc fallu compenser en se dotant d’outils plus puissants, plus nombreux, plus efficaces.

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    Je reviens sur la dernière partie de votre message, concernant la naturalité des inventions. C’est effectivement un point qui a animé pas mal de soirée jusque tard dans la nuit : puisque l’homme est une espèce naturelle, pourquoi ne pas le laisser faire comme il veut ? Ma réponse tient en quelques lignes : l’homme investit son énergie dans des actions qui ne sont pas fondamentales à la survie de son espèce. En revance, pour accomplir ces actions (tourisme, chasse, construction abusive, création de capitaux de manières diverses et variées), il met en danger la survie de plusieurs espèces. La règle générale, dans la nature, est de tuer ce qu’on va manger (parce que l’énergie est rare, et que manger ce qu’on vient de chasser n’est jamais qu’un retour sur investissement). Que l’homme tue des espèces comme ‘effet secondaire’ de son activité me paraît, sous cette lumière (je tue, donc je mange), contre nature.

    Ceci dit, cette réponse n’est qu’un élement, qui ne concerne que l’utilisation des outils créés par l’homme. La question de la naturalité de ses inventions reste pleine et entière, et est à mon avis une des plus passionnantes de l’écologie des systèmes anthropisés.

    Le Doc

    14 juin 06 à 10:40

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